Brest blog,humeur ,liberté de pensée ,poésie,tranche de vie,humour,et sarcasmes
Tu pourras sur mon cœur user tes ongles rouges, Plus brûlant qu'une balle un blâme y fut logé. J'avais mis dans ma poche une chaîne vermeil, Le cœur en bandoulière je m'étais lancé Comme un bleu sur le front,aveuglé de soleil. J'avais sonné deux fois...
Pierre Mac Orlan ,André Gide,les frères Goncourt ,de jolis noms pour des rues sans âme.Pourtant le luxe est bien là ,de mon balcon une vue sur la rade qu'envieraient certains propriétaires de "résidences".Et puis une baignoire dans la salle de bain:mine...
Un vrai, un pur ,un dur ,j'irais jusqu'à dire un tatoué tant il a l'encre dans la peau .Son nom :Hugh MacDiarmid. Ça déchire tout:le délicat galuchat des cocottes parfumées à l'eau de rose,et le vieux cuir des maquereaux de l'édition,exhalant le remugle...
Finira t-elle comme la belle Otéro,flétrie,indigente et revêche,drapée dans la dépouille d'un glorieux passé qu'elle refusait de quitter.Sa plastique en celluloid à peine expansée est désormais hors ligne et son égo blessé surligne avec effroi ses courbes...
Ma mère me tend une lettre .Le vélo que j'ai abandonné dans la côte près de Guiclan a été récupéré par un curé.La plaque gravée,en évidence sur la potence du guidon ,l'a renseigné:nom et adresse.J'irai donc avec mon oncle Prigent qui possède un fourgon...
Peu à peu les chats avaient investi une place bien plus grande que n'aurait jamais prise l'enfant désiré . Nul enfant roi n'aurait rythmé à ce point la vie de ce royaume !Ainsi cette maison ronronnait sous une dictature à poil .La politesse des rois dégénérait...
La souris au tapis et mon poing sur la joue devant cet écran noir je vis ma pénitence.Tandis que point par point ma mémoire retrace ces mauvais coups en douce dont se nourrit l'oukase,en libre griffonneur, sur le petit tamis de cette page immense ,toi...
Un camarade en classe avec mon frère,un type que j'avais également connu au collège et dont j'avais moi-même pu mesurer le degré d'ingéniosité dans la nuisance et l'effronterie lui dévoila le secret pour simuler une panne d'électricité dans la classe...
Monsieur Jégo,je dis "monsieur" Jégo, parce que cet homme replet,je dois le reconnaître, à défaut d'être élégant dans son costume trois pièces est toujours très soigné:une jolie cravate assortie d'une épingle,un chapeau mou,des gants parfois et bien sûr...
"T'as eu des mots avec Jégo?T'as eu raison c'est un con ".Ainsi vient de s'exprimer Bébert Le Flemm mon prof de techno,dessin industriel.Le Flemm c'est comme on dit une nature,un bon mètre quatre-vingt dix,le quintal allègrement porté,des pognes de bûcheron...
Un boulevard comme une déchirure me sépare de mon paradis perdu.Là-bas tout était vert quand ici tout est gris.Je me souviens avoir emmené Marysajane dans les chemins creux de mon enfance.Aimait-elle la campagne?Saurait-elle à l'occasion mettre les pieds...
Comment gouverner un pays ingouvernable.Au premier coup de tabac on tire la barre à droite ou à gauche selon le sens du vent.Bien sûr un bon marin tire des bords pour néanmoins garder le cap,mais quand c'est toute une bordée qui se mutine et s'accroche...
Indomptable Katy le titre d'un roman lu dans mon adolescence,du temps ou je dévorais tout ce qui se lisait.Un jour je découvris dans une petite boutique genre bazar tenue par une certaine Mme Grançon une collection de livres édités en petit format avec...
LA RH qui il n'y a pas si longtemps rougissait encore au croisement aléatoire de nos regards me prend en charge au sortir de la pseudo consultation. Désormais c'est elle qui mène la danse,nous sommes dans le cercle de ses prérogatives.Du rang flatteur...
Me voilà face au plus récent élément du frénétique turn overqui agite le département de la supply chain depuis 2003."Assieds toi "me dit-il. Sans préambule il me déclare :"Ils ont exercé leur droit de retrait". La gifle me sonne." Je devais te cueillir...
Je ne voudrais pas souffrir ;finir comme un chien ,l'œil humide et implorant !Si je devais dans la ronde des blouses blanches vivre un enfer, certes pavé de bonnes intentions ,que cesse le ballet sur le mont chauve,que l'on écourte la danse macabre,que...
Rien dans un commentaire ,une conversation,ne m'irrite plus que d'entendre le mot espèce (pourtant bien défini par le Petit Larousse :nom féminin (nom féminin !)et non pas adjectif qualificatif, comme bon nombre de personnes adeptes de l'approximation...
Nous n'avions ni voiture personnelle ,ni dans le quartier, de véhicule susceptible de nous déposer à la plage et pas encore l'âge d'indiquer du pouce une demande de locomotion gratuite .Comme j'étais intrépide à tracer les chemins dans les ronciers,chaque...
Un jour dans le fil d'actualité apparut un texte avec le titre :"les bras m'en tombent", dont je sus un peu plus tard qu'il s'agissait d'une chronique alimentée par un homme au goût prononcé pour le strass et les paillettes.Confiez lui une forêt de bouleaux...
A les écouter les "classes populaires" (terme qui me chauffe les oreilles) seraient comme des chiens à la gamelle.Entendre dire "la gauche a perdu le vote des ouvriers et employés".Alors de quelle gauche parle t-on,de cette caricature agitée depuis le...
"Apostrophes"vient de se terminer.Bernard Pivot comme tous les vendredi lance Claude Jean Philippe pour le"Ciné Club". Ce présentateur avec ces cheveux que je juge gras et mal peignés,ce présentateur dont je crains à tout instant un postillonnage malséant,ce...
Gilbertilo . Nous sommes libres d'aimer ;mais l'amour ne nous prive t-il pas d'une certaine liberté .? C A: "je t'aime. en quoi est ce ton affaire ? " Valérie: C'est quoi cette équation ? La liberté étant une absence de dépendance à un maître, le fait...
« L'homme du monde est tout entier dans son masque. N'étant presque jamais en lui-même, il y est toujours étranger, et mal à son aise quand il est forcé d'y rentrer. Ce qu'il est n'est rien, ce qu'il paraît est tout pour lui. » Jean Jacques Rousseau....
Ha ha ha, que ne suis-je mort né ! Mais construit de la mort, faucheuse impolie Qui me tient à jamais comme une âme boiteuse, Et m'oblige à refaire le chemin à l'envers ... Fouiller les cendres froides, imaginer le feu . Puis du feu aux ailes brisées...
Du temps où je croyais encore en Dieu ,ce dieu tout puissant, dont en prière on souhaitait que la volonté soit faite sur la terre comme au ciel;eh bien le soir, dans ma chambre glaciale ,recroquevillé dans mon petit lit froid, je maudissais cette espèce...