Rédigé par gilbertilo et publié depuis
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La joute verbale , art jubilatoire s'il en est, pas à l'estoc qui perce et donne au maraud le coup de grâce plus tôt qu'il ne faudrait, ni au sabre barbare fauchant à l'abordage les fieffés corsaires, ni même à l'épée fer de gentilhomme qui pourtant sur le pré trancha tant de jarrets, non, au fleuret moucheté, émissaire fidèle du maître ferrailleur, ne séduit plus hélas ni les âmes ni les cœurs! Il te plairait pourtant sans être inquisiteur, de quelques fines lames , sonder reins et cœurs . De pas chassés en cabrioles , d'adages en arabesques, tes mots, danseurs affûtés , jaillissant de ta bouche en piques feraient mouche, épargnant toutefois les moulins à paroles sur la toile lancés, comme autant d'histrions au verbe essoufflé . Don Quichotte cesse tes moulinets! Bien qu'une correction serait de bon aloi sur le champ de bataille le nombre ferait loi! Tu le sais sur la toile , si le verbe a régné , au fil des raseurs il se fit égorgé!