Elégie à mère .
12 Septembre 2019
Rédigé par gilbertilo et publié depuis
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Je te revois si belle,
Un souffle dissipant
Cette mèche rebelle
Sur un cil battant .
Tu fredonnais "frou frou"
Dans ma chambre un matin .
Je n'avais pas trois ans.
Maman je m'en souviens .
Mes pieds sur l'oreiller,
Le sourire canaille .
Tu me cueillis, penchée
Sur mes draps en bataille.
Moi ce petit garçon
A l'oreille ai toujours ,
L'amère mélodie,
Petites notes saignent
D'une lune trop blême
Que tu chantais aussi.
Et la vie comme un trait,
Nous unit,nous sépare .
J'ai tracé mon chemin ,
Tu as suivis ta route .
Ô maman , dans la peine
je sentais l'aiguillon ,
Ta force me soufflait
Ne plie pas le genou .
Ton corps aujourd'hui conte
La ronde des saisons;
De ta folle tignasse
Aux cheveux de coton.
De tes yeux révolver
Au repos du canon .
Et je suis là marri
Devant la nudité
Qu'impose l'examen
Dont tu seras l'objet.
Car aux yeux d'un enfant
La mère est une icône
Qu'aucun événement
Ne saurait dégrader!
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