17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 19:22

Mais nom de dieu quand on aime la lumière se réfugie t-on dans le nid d'un hibou!La retraite à cinquante-trois ans pour confortable qu'elle soit n'en est pas moins une fracture à réduire pour un individu qui s'est construit comme un bâtiment de la marine nationale dans ce corset de fer que fut longtemps l'Arsenal.Formé pour ne pas dire formaté aux "Arpètes"puis "mateloté"avec tout le folklore s'y rattachant :l'adhésion au "comité des fêtes",les bars clandestins,la jambe de chinois ou la bouteille carrée posées sur le marbre ,le bouchon écrasé bien sûr ,le chant ,le monologue et puis les coups de gueules épiques. A la "Gueule d'or" les repas animés,le "cambusard"aidant, la "fidélique"ou mignonnette qu'en quittant la table on loge discrètement dans la poche de son bleu .Mais avant tout l'amour du travail,ici tout se conjugue(cela peut paraître paradoxal) au superlatif,le savoir faire comme le matériel(le plus long tour d'Europe pour l'usinage des arbres d'hélices,etc ) le meilleur est presque banal(c'est ce que l'on jugera plus tard lors de l'instauration d'un service qualité,être de la surqualité,quand de l'industriel nous passerons au "comptable"et donc du "chef d'oeuvre" au juste fini) Enfant du front populaire ,disciple d'Edouard Mazé ,Jean-Jacques ancré trop longtemps dans le célibat ,figé dans l'immobilisme n'a pour seuls véritables repères que le périmètre des "Capucins"et un mandat syndical dans ce bastion légendaire de la lutte ouvrière.Ici on ne transige pas!L'heure a sonné,il ne fera plus la route ,la porte du Carpon ne sera plus franchie.Il n'ira plus au "Trou" ou chez "Petit monsieur"siffler son canon de rouge au coude à coude avec des "bleus",la cabane est tombée sur le chien!

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 16:59

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:04

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 16:27

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 18:28

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:01

Caniculaire,le mot ici n'est pas galvaudé.Sur la grand'place bombardée de photons,le pont ottoman et les gorges de l'osumit sur grand tableau  s'offrent aux curieux.Un homme m'approche :"canyon,taxi?".Je lui désigne le pont."ok" .En fait de taxi il s'agit d'une mercédès(un panzer dirait mon camarade Bernard et il sait de quoi il parle) dont on peut se demander si notre excursion ne sera pas le dernier baroud.Installés dans la voiture,sans ceinture et vitres ouvertes,la question récurrente;"deustch"?"French,francese"."OK". A l'instar de sa bagnole notre rabatteur semble avoir baladé son étoile sur des voies pas vraiment lactées,mais son regard étonnamant clair me rassure.Fait-il partie lui aussi de cette diaspora qui aspirée par le trou noir de la récession est rentrée au pays?Il me montre un billet de mille leks(environ 8 euros) ,le prix demandé pour la course.Démarrage à faire vaciller une soucoupe volante.Le bonhomme ne fait pas dans le canevas,dix minutes d'une équipée sauvage :"finito"!Le pont médiéval est là, campé,presque cambré prêt à bondir dans mon objectif.Un bijou de plus dans mon coffret magique.(pont Kasabashi )Retour à la case départ.Et le canyon dans tout çà?"Trois mille cinq-cents leks" m'annonce t-il.Je suis dubitatif et il le voit.Vingt kms de rodéo me fait-il comprendre.La curiosité l'emporte, top là.Let's go!Après un arrêt à la station service le rodéo commence.A vive allure sur de la tôle ondulée ,je dois dire que le pilote est efficace."Mercédès Albanie good"nous dit notre guide de fortune.

En France sa boîte à bons points serait vide depuis belle lurette,mais ici les bons points on s'en cogne!!!Et les boîtes,quelles soient en fer ou en carton bouilli sont sujettes à caution depuis ce jour ou les tirelires ont volé en éclats.C'est peu de le dire à voir tout ces impacts de balles sur les murs et les vigiles armés en faction devant les banques.Pour certains les économies d'une vie, happées par le système dont on les avait exclus depuis si longtemps.Beaucoup d'entre eux conditionnés par une économie dirigée se sont laissés aveugler à l'aube rougeoyante d'une liberté en trompe l'oeil.Entre cette liberté à apprivoiser et une violente anarchie,des financiers véreux ont brûlé les étapes et d'autres les cartouches.Les kalashnikov réputées inenrayables ont tracé les sillons de la révolte,hélas sans enrayer la corruption .Les malversations et toutes les saloperies post-dictatoriales se sont noyées dans le béton à Vlorë et sur toute la riviéra.

 

 

IL est onze heures onze heures et demi quand je débusque l'animal.Dans les gorges profondes, perdu,petite veine bleue, il palpite en sourdine.Mais où est l'exalté, l'impétueux coureur?Je l'imagine en crue au sacre du printemps,hurlant dans les étroits sous le pelage lourd d'un "Tengri" menaçant.Il fait son cirque,il roule,il tourbillonne,incontinent,sauvage,quand il est aujourd'hui dans son petit lit(sage)cage.Oubliées ses eaux fortes aux moulins conquérants qui jadis édifièrent ces ksars  gris argent.Monarque,bâtisseur d'antan,le voilà dans le défilé à la botte de ces ksars karstiques .

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 16:47

Mon albanais souffrant de lacunes aussi vastes que le lac de Skodra et mon anglais sollicitant des mémoires de collégien,je me fais accompagné à l'hôtel Bérati par ma fille et mon beau-fils(l'un né ici, heureux je crois de dialoguer dans sa langue maternelle,l'autre anglophone d'un niveau enviable).Localisé sans trop de difficultés dans une quasi ruelle, pavée de ces pierres à la patine piégeuse,notre havre estival est une charmante maison, d'époque selon un guide touristique bien connu.Dallée de ce que je crois être de l'ardoise la salle à manger sous un plafond de bois sculpté nous met d'emblée dans une ambiance singulière.Une petite bonne femme nous reçoit avec sobriété."Mirëmëngjés"risque-je.Mirëdita corrige mon beau fils.En effet il est quinze heures passées.Ma chemisette de coton pourtant de première fraîcheur ,souffrant d'une moiteur désagréable rajoute encore au malaise déjà pesant du contact indirect.Il me tarde de poser mes bagages,la douche froide revigorante devient urgente.Passeport visé,note réglée d'avance,notre hôtesse nous propose la visite de diverses chambres côté rue ou côté cour,nous optons côté coeur pour la plus petite agrémentée d'une terrasse surplombant un jardin adjacent à l'hôtel.Les enfants ayant pris congés,nous lançons nos investigations dans cette ville classée par l'UNESCO.Réservant(pas toujours) les clichés touristiques pour l'objectif un peu tronqué de mon numérique,j'ouvre grand les yeux sur une réalité souvent aux antipodes d'une vitrine trop bien vendue dans les guides.Bien sûr mon appareil photo ne me quitte pas,à l'affût que je suis en bon chasseur de raretés et incongruités en tous genres,mais l'image est sans appel ,aussi m'abstiens-je quelquefois de cadrer.Même le diable a son avocat!Ici les créatures de dieu seraient-elles à blâmer des insuffisances d'une administration instable?La voiturette détachée de ce manège déglingué qui fit la joie des enfants gît là perdue dans le parc,vestige insignifiant d'un bonheur trop longtemps"obligatoire".Elle semble m'appeler au secours.Quelle serait son épitaphe?Si devant le café ou les parents consomment (peut-être leur misère aussi)je surprends deux gosses à la peau trop brune,avec des yeux trop grands dans une frimousse sale,logés presque blottis dans la caisse de tôle d'un triporteur usé,je ne suis pas très fier.Je ne suis pas très fier quand le petit garçon comme s'il voulait se défendre d'une blessure de plus brandit un enjoliveur comme un bouclier devant le focus.Un clic et l'image  sur l'écran me rassure.Je l'ai échappé belle.......

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 21:23

La petite chevrolet vert métallisé louée à Tirana dénote dans la gamme des mercédès et autres véhicules surmotorisés quelquefois surclassés par une jaguar à la robe élégante. Nous regagnons Ura Vajgurore ou nous avons posé nos valises pour deux jours.Sur la route réclamant d'urgence quelques "réfections" le gymkhana sport national qui déboussole le petit gars du nord est une quasi obligation sauf à risquer un froissement de tôle.Heureusement cette circulation cahotique ponctuée de klaxons annonciateurs d'un dépassement imminent n'entâme pas la bonne humeur des automobilistes  et autres conducteurs de carrioles anachroniques.Une jeune fille en talon aiguille perchée à côté de son père sur un chargement de foin tiré par un petit cheval(une race indigène),une femme en amazone derrière son compagnon sur un scooter japonais ,quand ce n'est pas la famille (les parents et deux enfants)qui chevauche à qui mieux-mieux un de ces engins pétaradant,voilà des équipages qui nous font sourire.Les frêles éventaires chargés de pastèques,melons,carottes, etc présentés en une savante mosaique fleurissent de part et d'autre du chemin ou malgré un soleil de plomb quelques vendeurs  courageux résistent à l'appel de la sieste.Mais l'image du jour restera sans contestation ce chien famélique fouinant dans un conteneur de déchets urbains à la sortie de la ville.Faut-il avoir une faim de loup pour se hisser dans une poubelle nauséabonde quasiment inacessible . 

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 21:36

Alors que je savoure ma "Glina limon" habillée de rosée,un barbu à l'air revêche,calotte au crochet vissée sur le crâne attire mon regard.Je ne le sais pas encore le ramadan touche à sa fin(j'aurais du m'en douter une banderole tendue à l'entrée de la ville"gezuar bajramit"m'avait accroché l'oeil). J'imagine cet homme en moraliste et même en censeur face aux délitement des moeurs.Planté comme une colonne de justice devant la mosquée des plombs ,prendrait-il à partie les chalands je n'en serais pas étonné.En effet les musulmans albanais selon une source locale joueraient à collin maillard avec les cinq piliers de l'islam.Certes le poète Pashko Vasa le disait bien :"la religion de l'Albanie est l'Albanité"et Enver Hoxha édifiant autour du sanctuaire des milliers de coupoles de béton s'en fit le chantre intransigeant. Singularisme exemplaire,loin de la notion d'entente cordiale,il s'agit ici de liens tissés dans une matrice vigoureuse:l'histoire de ce vieux peuple.Je me souviens d'un reportage sur Arte si mes souvenirs sont bons,le sujet était "les bektashis".De leur doctrine,de leur vision de l'homme et de la religion,je parlerais de leur amour du prochain plutôt que de leur tolérance.Un vieil homme avec une certaine dérision racontait son entrevue avec un haut dignitaire saoudien,celui-ci lui faisait reproche des images du prophète Mahomet en compagnie de sa fille Fatima et Ali son gendre pendues sur le mur.Il répondit le plus simplement du monde ;"tu as bien des photos de ta famille, eh bien c'est ma famille que tu vois là".Voilà je crois que ce que j'ai pu comprendre et apprendre de ces soufis pourrait coller aux valeurs de L'Albanie dans son ensemble. Finalement un de ces nombreux  minibus qui tracent leur route entre les nids de poule, évitant un chien errant ou un piéton nonchalant s'arrête pour charger un groupe, direction Tirana,celui que je vois en rédempteur  y monte lui aussi.


 Les consommations réglées ,un homme nous accroche:"Américains?"nous interroge-t-il."Non français" lui dis-je avec un sourire."Vous cherchez un hôtel" poursuit-il .Nous sommes attendus demain à l'hôtel Bérati,merci .Je le sens désolé,mais je le découvrirai plus tard, il n'est pas le seul à chasser le touriste.La vie est dure et la moindre gratification est la bienvenue.Victimes expiatoires de la crise grecque beaucoup d'exilés économiques sont revenus chercher une solidarité familiale,se faisant en quelque sorte renvoyer l'ascenseur.

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 10:58

SAM_0260.JPGDans cet avion qui par escale me ramène à ma réalité quotidienne(presque par paliers tant la décompression est nécessaire après une immersion profonde hors de mon bocal)mon esprit connaît quelques turbulences.Entre l'appel à la prière du muezzin déchirant le silence dans la ville aux mille fenêtres, qui me touchait au coeur dans un doux réveil et mon improbable antienne dans cette carlingue au dessus des nuages, les paupières lourdes, j'escalade et je dégringole.Un cavalier ottoman surgissant d'une ruelle de Mangalem(quartier historique) me remet en scène petit touriste fureteur ne refusant pas le pestilentiel !!!!Pourtant arrivé à "Gorica"(pendant de Mangalem rive opposée)  presque par hasard mon premier regard fut pour l'Osum bleu émeraude,serpent paré non pas  des plumes de l'opulence mais des écailles plastiques de la nécessité écologique!!Sur le pont médiéval(Kurd Pacha) un aiglon émule de Mostar s'essaye au plongeon de haut vol .Attendait -il une obole ?Toujours est-il que je l'épingle sur mon album.Mes "birkenstock" étrennées sur bien des inégalités de surface et d'autres bien plus profondes, se laisseraient presque  surprendre par les savonnettes que sont les pierres lisses chauffées à blanc.Ici nous ne prenons pas la température,c'est la température qui nous prend.Nous sommes  comme des citrons trop mûrs pressés dans leur peau ,proches de l'éclatement.Remontant la rive droite,rafraîchis par quelques élégants feuillus,nous ciblons avec une certaine interrogation quant à l'accès,une minuscule et charmante église(st Michel) de style byzantin(à ce que j'ai pu lire)blottie à flanc de falaise.Vu la quasi liquéfaction de ma chère et tendre il me semble téméraire et presque provocateur,sauf à endiguer un torrent de jérémiades ponctué de cascades de reproches, lui suggérer un "pélerinage "à soixante mètres d'altitude.Notre redécouverte(nous y sommes déjà venus en 2006 avant la naissance de notre premier petit-fils)se poursuit donc dans une horizontalité relative.Le petit fûté consulté comme un pense bête m'informe sur tel ou tel monument, site naturel à ne pas manquer.Pour l'heure trouver un rafraîchissement  est notre priorité.Un café  face à la mosquée des plombs nous accueille.Le garçon s'enquérant de nos besoins ,j'ose un approximatif;"uje i gazuar ju lutem"(eau gazeuse s'il vous plaît),lui montrant de la main qu'il en faudrait deux.

 

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