24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 18:03

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 17:54

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 21:31

Pour ne rien dire ...

Faut-il être poète !

Faut-il être poète ...

Balancer à la tête

Du premier venu

Du dernier arrivé,

Ce qu'on a sur le cœur,

Qu'un autre cœur, distant

N'entend même plus battre!

Raffûter l'innocence

Par les vers, perdue

Quand  sous la lune claire

On bat le soliloque .

Moi je rebats les mots, 

J'appelle d'autres cartes.

Sur la table le je

N'est pas un atout maître.

Alors parfois je mets

Le cœur à la fenêtre

Et par dessus les toi

Croise la rime ailleurs .

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 19:55

Nous indiquant les fresques murales, il nous dit :"C'est pas mal ce qu'il font.Dommage quand même,ils pourraient faire des paysages bien de chez nous ,des sujets bretons ...c'est vrai qu'il y a beaucoup d'étrangers parmi eux".Je le vois venir avec ses gros sabots.Je le laisse déballer la camelote qu'il a je suppose véhiculée tant de fois.Il poursuit :"on a plus l'impression d'être chez nous .Regardez quand vous prenez le "tram",y en de toutes les couleurs. Bah!Ils aiment çà les socialistes .De plus en plus de réfugiés à Brest .Vous savez combien çà coûte par an la prise en charge d'un mineur?Il me donne un chiffre puis pour accréditer son indignation m'engage à lire un article du "Télégramme"paru le 18 décembre 2013.Il insiste ;"Le journal du 18 décembre 2013".Il faut penser aux nouvelles générations,à eux" dit-il regardant mes deux amours.Pauvre con me dis-je :"sais-tu que ces enfants dont l'avenir semble t'importer sont issus d'un jeune albanais ayant fui la guerre civile dans son pays!Et d'une jeune bretonne pur sucre ,pur beurre qui a délaissé le "kouign amann" pour la préparation de baklavas (ils sont excellents).Ah je m'en veux de l'écouter sans mot dire.Mais à quoi bon ,ce genre d'individu est imperméable à toute référence proscrite par le parti dont je le crois sinon encarté,sûrement sympathisant .D'ailleurs ne m'a t-il pas dit avec son air innocent :"il n'y a que le FN qui en parle" (ah oui la pression migratoire) Sa tête ne m'est pas inconnue .Ces petits yeux bleus sous la visière d'une casquette publicitaire me ramène à mon adolescence .Je revois un regard pétillant de malice pour ne pas dire de hargne,mais je crois qu'il s'agissait de son frère...un de la bande de "Quéli"!La même attitude narquoise et parfois inquiétante.Attendre la fausse note ,la parole qui dérange et déverser sa haine jusqu'à verser le sang !Je ne suis pas homme à me laisser impressionner par quiconque,mais sans doute ai-je vieilli car je n'aurais jamais dans ma jeunesse laissé passer ce genre de propos insultants pour mes petits garçons dont je suis si fier .

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:51

La marée basse a découvert un tas d'ordures :un squelette de scooter volé,diverses pièces mécaniques ,des cadres de vélos etc ...mon bonheur est là à portée de main;une tige de fer ...brr...le temps a fait son œuvre !Ce que je voyais comme un bras solide n'est plus qu'une pourriture molle .Je persévère ,la récompense arrive ,une cornière providentielle .Armé de mon instrument je grimpe avec précaution sur la berge infestée de détritus.Mes petits explorateurs n'ont pas bougé d'un pouce;je leur avais bien recommandé de ne pas s'approcher du bord.Aller au travail !Je glisse l'objet dans l'huisserie,le frappe d'une pierre ramassée alentour .Miracle la porte s'ouvre !Le spectacle est décevant;un enchevêtrement de poutres calcinées nous interdit toutes velléités de passage .Je referme donc la tôle grise et froide.Un bunker support de DCA ,verrue inamovible de la dernière guerre capte maintenant l'attention de Lorens .La visite est courte,les restes d'une collation nous indiquent que ce lieu glauque est néanmoins fréquenté .L'heure du goûter approchant nous longeons les vieux quais pour commencer l'ascension de la terrible côte.Un homme à l'aspect débonnaire engage la conversation .

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:18

La vieille bâtisse eut son heure de gloire au temps de la marine à voile,puis un destin moins noble. Nombre de projets de réhabilitation qui partirent en fumée bien avant l'édifice lui-même.Des squatters lui donnèrent des années durant un semblant de vie ,que leur importait quelle n'affichât plus sa fière façade;un toit est un toit .Je me souviens de va et viens suspects ,tout du moins supposés tels .Le site il faut le dire se prête admirablement à toutes sortes de cercles interlopes .Un incendie ...criminel ou pas mit fin à toutes les rumeurs .Restent les murs,après qu'on les ait éborgnés de leurs nombreuses fenêtres,les voilà livrés aux tagueurs.Ainsi d'une lugubre grisaille, les virtuoses de la bombe dans une explosion de couleurs lui rendent un autre lustre .Mes petits-enfants et moi échangeons nos appréciations sur ces peintures plus ou moins réussies.Devant une porte métallique dont on a fait sauter le cadenas ,la curiosité des enfants me pousse à braver l'interdit!Le panneau est bloqué,aussi me mets-je à la recherche d'un quelconque outil pour l'ouvrir .La Penfeld étant hélas comme beaucoup de cours d'eau un dépotoir,je sais trouver sur la rive dans l'anse de Chapelle Jésus une barre de fer ou tout autre objet adéquat à forcer l'entrée de cette ruine .

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 15:17

Nous laissons le lavoir à demi ensablé au pied de la muraille verdie que surplombe un orme charismatique .La pente est rude et caillouteuse;Lorens a calé sa petite main dans celle qui le guidera plus sûrement ,tandis que Andi s'en est émancipé .Un cri d'oiseau me fait tendre l'oreille,il me semble reconnaître le signal si particulier de ce volatile jaune que j'ai pu admirer maintes fois.Son vol est rapide et se rapproche de celui du canard.La première fois que je l'ai vu il m'a fallu me pincer pour y croire ...Je n'ai hélas jamais réussi à le mettre dans la "boîte".Toujours est-il qu'il réapparaît après une longue éclipse .Lorens m'affirme qu'il l'a aperçu...ce qui serait une chance inouïe. Pour leur en avoir tant parlé,cela me donnerait du crédit.L'année dernière un couple d'emplumés bigarrés m'avait surpris autant qu'étonné alors que nous chassions le "trésor" à la grotte du pirate,mais eux-mêmes surpris ,à tire d'aile s'étaient mis hors du regard de mes petits .Mais aujourd'hui il semble que le solitaire est été distingué.Nous prenons à droite vers les terrasses gazonnées ,empruntons les vestiges d'un escalier et nous voilà sur une longue allée.Tout est prétexte à s'amuser ,une pomme de pin chassée du pied ,un cailloux blanc ou un silex précieusement logés dans la poche.Au bout de cette ligne tendue , à main droite le chemin s'enfonce dans une semi-obscurité,nous y plongeons ...l'aventure se profile !Après quelques creux et autres caprices le sentier nous mène à la "maison du corsaire".

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 17:48

Le mois d'août tire à sa fin .En ce mardi après midi les légers nuages, jouets d'un vent tout aussi léger,masquent par intermittence la course du soleil.Revenus depuis peu d'Italie où ils accompagnaient leurs parents en vacances,mes petits garçons ne boudent pas le plaisir d'une balade en ma compagnie à "Kervallon".C'est presque un rituel.Bien avant qu'ils ne marchent,la déambulation champêtre les incitait déjà à "l'aventure".Que ce soit par l'escalier plongeant vers la fontaine,pris par la magie folle et tendre du fringant noisetier,et la raison fragile du hêtre foudroyé,par le petit "chemin qui sent la noisette"ou simplement par la descente goudronnée,toute voie nous mène sur le "sentier des pirates".Loin de marcher en silence,les questions fusent,les réponses un peu moins ...mais ...il y en a toujours !Quelquefois une glissade,une chute viennent ponctuer notre promenade,qu'à cela ne tienne ,nous poursuivons.Un cri d'aigle dans les buses sonores,que je dois réprimander (mon tympan n'apprécie guère,il en a tant subi) et la piste nous nous rapproche du trésor.Nous ne saurions négliger une visite à la "grotte du pirate".En effet souvent dans cette alcôve,des bûches à demi consumées reposent sur des cendres froides et disséminées çà et là quelques pièces "d'or" nous confirment le passage nocturne de l'écumeur des mers.Aujourd'hui nous dévalons le "toboggan"où les verts érables,sous la gigantesque tonnelle contestent aux bouleaux gainés d'argent, les frémissantes arcades .Comment résister à un lancer de cailloux dans le bassin au double hexagone... même sans jaillissement espéré d'une grenouille.Après cette halte,la cueillette d'une fleur ,le vol frénétique d'un papillon,celui plus lourd d'un pigeon ou la fuite frustrante d'un geai, le cours fluet du ruisseau au chant clair, jadis alimentant les vertes cressonnières,désormais se perdant après un triple saut aux pieds des iris d'or pour mieux poursuivre sa dégringolade hélas trop longtemps souterraine et au lavoir enfin ressurgir pour la plus grande joie des petits .Puis le passage à la maison du"corsaire "satisfera un peu plus la curiosité de mes aventuriers en herbe...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 19:18

L'artiste crée pour lui-même ,dans son propre univers au risque d'être incompris ou mal compris ,quand ce n'est pas fustigé par ses contemporains.Mais ne doit-il pas assumer son art et par de-là sa vision propre de la vie et des événements .A suivre un chemin différent qu'il ne s'étonne pas s'il ne croise ,comme lui quelques âmes perdues en recherche d'absolu.La douleur ne se partage pas et souvent l'artiste est en souffrance, souffrance pour lui-même et souffrance dont il porte la croix pour autrui,car sa sensibilité à fleur de peau ne lui épargne rien .Toute blessure insignifiante pour le commun des mortels se traduira dans son art comme un cri hélas inaudible pour une majorité dont l'oreille et peut-être l'œil pas vraiment rompus à l'ouverture ne vibreront pas d'emblée .Alors il sera un paria,un exilé sur sa propre terre !Mais jamais il ne doit abandonner la lumière qui le guide,elle seule le nourrit et le réchauffe !

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 19:23

Pour beaucoup la mélancolie marque l'automne .Il est reconnu que les dépressifs en cette saison connaissent une crise aiguë ,dans les cas les plus graves une fuite dans le néant .L'automne pour moi ne fut jamais ,conduisant à l'hiver, cette morne période ou tout s'alanguit et se dégrade .Non ,dans le grand cycle de la nature où tout semble nous échapper ,mes sens ,comme au printemps sont sinon en alerte ,du moins sollicités par cette harmonieuse métamorphose ;le spectre lumineux me promène dans une autre dimension .La brûlure de l'été ,aux dernières semailles se fond dans une tempête de couleurs .,L'atmosphère en alternance de l'équinoxe au solstice me douche ,m' arrose ou me fouette .Et quelquefois d'une infinie douceur se fait câline .Les sentes sont alors fréquentées par les cueilleurs ,chasseurs et autres amoureux .Ha ha ha j'en prends plein les "mirettes",mes narines se gonflent ,je rue des quatre fers et mon cœur sonne la charge .Bien sûr je ne porte pas le ciré jaune et les bottes en caoutchouc ,mais la "gadoue"hier comme aujourd'hui, à mes semelles ne fut jamais rebutante .La brume matinale ,le crachin ;le temps breton disait non sans ironie un collègue de l' "Arsenal "à qui se plaignait de l'humidité collante ,me conforte dans un atavisme assumé .Le poète ne disait-il pas :"Quelle est belle ma Bretagne quand elle pleut".Non l'automne n'est pas cette saison morte ,si les feuilles jonchent le sol de leur dépouille chamarrée c'est pour mieux célébrer la vie . Y a t-il plus belle gamme que celle de l'avent ?Ici passent Vivaldi ,Jim Morisson ou BB king, le concert est œcuménique et en chef d'orchestre le vent ne se prive pas ,les ordres c'est lui .La mer qui roule comme un tambour sur le roc ou sur les blancs sablons sasse et ressasse tour à tour la nostalgie des premiers flirts (eh oui le printemps pour moi ne fut jamais l'instigateur du désir),et les délires qui s'en suivirent ,alors en rafales les aiguillons du bonheur me picotent les hormones .

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