10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:51

La marée basse a découvert un tas d'ordures :un squelette de scooter volé,diverses pièces mécaniques ,des cadres de vélos etc ...mon bonheur est là à portée de main;une tige de fer ...brr...le temps a fait son œuvre !Ce que je voyais comme un bras solide n'est plus qu'une pourriture molle .Je persévère ,la récompense arrive ,une cornière providentielle .Armé de mon instrument je grimpe avec précaution sur la berge infestée de détritus.Mes petits explorateurs n'ont pas bougé d'un pouce;je leur avais bien recommandé de ne pas s'approcher du bord.Aller au travail !Je glisse l'objet dans l'huisserie,le frappe d'une pierre ramassée alentour .Miracle la porte s'ouvre !Le spectacle est décevant;un enchevêtrement de poutres calcinées nous interdit toutes velléités de passage .Je referme donc la tôle grise et froide.Un bunker support de DCA ,verrue inamovible de la dernière guerre capte maintenant l'attention de Lorens .La visite est courte,les restes d'une collation nous indiquent que ce lieu glauque est néanmoins fréquenté .L'heure du goûter approchant nous longeons les vieux quais pour commencer l'ascension de la terrible côte.Un homme à l'aspect débonnaire engage la conversation .

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:18

La vieille bâtisse eut son heure de gloire au temps de la marine à voile,puis un destin moins noble. Nombre de projets de réhabilitation qui partirent en fumée bien avant l'édifice lui-même.Des squatters lui donnèrent des années durant un semblant de vie ,que leur importait quelle n'affichât plus sa fière façade;un toit est un toit .Je me souviens de va et viens suspects ,tout du moins supposés tels .Le site il faut le dire se prête admirablement à toutes sortes de cercles interlopes .Un incendie ...criminel ou pas mit fin à toutes les rumeurs .Restent les murs,après qu'on les ait éborgnés de leurs nombreuses fenêtres,les voilà livrés aux tagueurs.Ainsi d'une lugubre grisaille, les virtuoses de la bombe dans une explosion de couleurs lui rendent un autre lustre .Mes petits-enfants et moi échangeons nos appréciations sur ces peintures plus ou moins réussies.Devant une porte métallique dont on a fait sauter le cadenas ,la curiosité des enfants me pousse à braver l'interdit!Le panneau est bloqué,aussi me mets-je à la recherche d'un quelconque outil pour l'ouvrir .La Penfeld étant hélas comme beaucoup de cours d'eau un dépotoir,je sais trouver sur la rive dans l'anse de Chapelle Jésus une barre de fer ou tout autre objet adéquat à forcer l'entrée de cette ruine .

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 15:17

Nous laissons le lavoir à demi ensablé au pied de la muraille verdie que surplombe un orme charismatique .La pente est rude et caillouteuse;Lorens a calé sa petite main dans celle qui le guidera plus sûrement ,tandis que Andi s'en est émancipé .Un cri d'oiseau me fait tendre l'oreille,il me semble reconnaître le signal si particulier de ce volatile jaune que j'ai pu admirer maintes fois.Son vol est rapide et se rapproche de celui du canard.La première fois que je l'ai vu il m'a fallu me pincer pour y croire ...Je n'ai hélas jamais réussi à le mettre dans la "boîte".Toujours est-il qu'il réapparaît après une longue éclipse .Lorens m'affirme qu'il l'a aperçu...ce qui serait une chance inouïe. Pour leur en avoir tant parlé,cela me donnerait du crédit.L'année dernière un couple d'emplumés bigarrés m'avait surpris autant qu'étonné alors que nous chassions le "trésor" à la grotte du pirate,mais eux-mêmes surpris ,à tire d'aile s'étaient mis hors du regard de mes petits .Mais aujourd'hui il semble que le solitaire est été distingué.Nous prenons à droite vers les terrasses gazonnées ,empruntons les vestiges d'un escalier et nous voilà sur une longue allée.Tout est prétexte à s'amuser ,une pomme de pin chassée du pied ,un cailloux blanc ou un silex précieusement logés dans la poche.Au bout de cette ligne tendue , à main droite le chemin s'enfonce dans une semi-obscurité,nous y plongeons ...l'aventure se profile !Après quelques creux et autres caprices le sentier nous mène à la "maison du corsaire".

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 17:48

Le mois d'août tire à sa fin .En ce mardi après midi les légers nuages, jouets d'un vent tout aussi léger,masquent par intermittence la course du soleil.Revenus depuis peu d'Italie où ils accompagnaient leurs parents en vacances,mes petits garçons ne boudent pas le plaisir d'une balade en ma compagnie à "Kervallon".C'est presque un rituel.Bien avant qu'ils ne marchent,la déambulation champêtre les incitait déjà à "l'aventure".Que ce soit par l'escalier plongeant vers la fontaine,pris par la magie folle et tendre du fringant noisetier,et la raison fragile du hêtre foudroyé,par le petit "chemin qui sent la noisette"ou simplement par la descente goudronnée,toute voie nous mène sur le "sentier des pirates".Loin de marcher en silence,les questions fusent,les réponses un peu moins ...mais ...il y en a toujours !Quelquefois une glissade,une chute viennent ponctuer notre promenade,qu'à cela ne tienne ,nous poursuivons.Un cri d'aigle dans les buses sonores,que je dois réprimander (mon tympan n'apprécie guère,il en a tant subi) et la piste nous nous rapproche du trésor.Nous ne saurions négliger une visite à la "grotte du pirate".En effet souvent dans cette alcôve,des bûches à demi consumées reposent sur des cendres froides et disséminées çà et là quelques pièces "d'or" nous confirment le passage nocturne de l'écumeur des mers.Aujourd'hui nous dévalons le "toboggan"où les verts érables,sous la gigantesque tonnelle contestent aux bouleaux gainés d'argent, les frémissantes arcades .Comment résister à un lancer de cailloux dans le bassin au double hexagone... même sans jaillissement espéré d'une grenouille.Après cette halte,la cueillette d'une fleur ,le vol frénétique d'un papillon,celui plus lourd d'un pigeon ou la fuite frustrante d'un geai, le cours fluet du ruisseau au chant clair, jadis alimentant les vertes cressonnières,désormais se perdant après un triple saut aux pieds des iris d'or pour mieux poursuivre sa dégringolade hélas trop longtemps souterraine et au lavoir enfin ressurgir pour la plus grande joie des petits .Puis le passage à la maison du"corsaire "satisfera un peu plus la curiosité de mes aventuriers en herbe...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 19:18

L'artiste crée pour lui-même ,dans son propre univers au risque d'être incompris ou mal compris ,quand ce n'est pas fustigé par ses contemporains.Mais ne doit-il pas assumer son art et par de-là sa vision propre de la vie et des événements .A suivre un chemin différent qu'il ne s'étonne pas s'il ne croise ,comme lui quelques âmes perdues en recherche d'absolu.La douleur ne se partage pas et souvent l'artiste est en souffrance, souffrance pour lui-même et souffrance dont il porte la croix pour autrui,car sa sensibilité à fleur de peau ne lui épargne rien .Toute blessure insignifiante pour le commun des mortels se traduira dans son art comme un cri hélas inaudible pour une majorité dont l'oreille et peut-être l'œil pas vraiment rompus à l'ouverture ne vibreront pas d'emblée .Alors il sera un paria,un exilé sur sa propre terre !Mais jamais il ne doit abandonner la lumière qui le guide,elle seule le nourrit et le réchauffe !

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 19:23

Pour beaucoup la mélancolie marque l'automne .Il est reconnu que les dépressifs en cette saison connaissent une crise aiguë ,dans les cas les plus graves une fuite dans le néant .L'automne pour moi ne fut jamais ,conduisant à l'hiver, cette morne période ou tout s'alanguit et se dégrade .Non ,dans le grand cycle de la nature où tout semble nous échapper ,mes sens ,comme au printemps sont sinon en alerte ,du moins sollicités par cette harmonieuse métamorphose ;le spectre lumineux me promène dans une autre dimension .La brûlure de l'été ,aux dernières semailles se fond dans une tempête de couleurs .,L'atmosphère en alternance de l'équinoxe au solstice me douche ,m' arrose ou me fouette .Et quelquefois d'une infinie douceur se fait câline .Les sentes sont alors fréquentées par les cueilleurs ,chasseurs et autres amoureux .Ha ha ha j'en prends plein les "mirettes",mes narines se gonflent ,je rue des quatre fers et mon cœur sonne la charge .Bien sûr je ne porte pas le ciré jaune et les bottes en caoutchouc ,mais la "gadoue"hier comme aujourd'hui, à mes semelles ne fut jamais rebutante .La brume matinale ,le crachin ;le temps breton disait non sans ironie un collègue de l' "Arsenal "à qui se plaignait de l'humidité collante ,me conforte dans un atavisme assumé .Le poète ne disait-il pas :"Quelle est belle ma Bretagne quand elle pleut".Non l'automne n'est pas cette saison morte ,si les feuilles jonchent le sol de leur dépouille chamarrée c'est pour mieux célébrer la vie . Y a t-il plus belle gamme que celle de l'avent ?Ici passent Vivaldi ,Jim Morisson ou BB king, le concert est œcuménique et en chef d'orchestre le vent ne se prive pas ,les ordres c'est lui .La mer qui roule comme un tambour sur le roc ou sur les blancs sablons sasse et ressasse tour à tour la nostalgie des premiers flirts (eh oui le printemps pour moi ne fut jamais l'instigateur du désir),et les délires qui s'en suivirent ,alors en rafales les aiguillons du bonheur me picotent les hormones .

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 11:57

Au sujet du voile .J'ai aimé cette phrase:"ce n'est pas de la religion mais de l'ostentation".Oui c'est en effet une affirmation de sa différence, mais est-ce pour autant un rejet des valeurs de la république? C"est un vaste sujet . L'identité bretonne fut comme d'autres cultures très affirmées , combattue par le régime jacobin.Nos aïeux eux-mêmes la minorèrent et dans beaucoup de foyers la langue fut perdue.Il fallut attendre les années 60 pour voir un sursaut et une réappropriation de nos racines .Vous me permettrez de faire le parallèle avec la culture musulmane longtemps ignorée sinon mise sous le boisseau par le pays d'accueil ,et dans un souci d'intégration par les immigrés eux-mêmes .Evidemment le réveil des consciences prend un chemin controversé,.L'histoire est pourtant pleine de voies prises par défaut et non par choix délibéré.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 18:41

Gilbertilo .

Nous sommes libres d'aimer ;mais l'amour ne nous prive t-il pas d'une certaine liberté .?

C A: "je t'aime. en quoi est ce ton affaire ? "

Valérie: C'est quoi cette équation ? La liberté étant une absence de dépendance à un maître, le fait de décider qu'aimer est ce qui conditionne la liberté de l'objet, est précisément la définition de l'asservissement. Cette phrase est limite une injonction paradoxale. Il n'y a aucune altérité en jeu. C'est même tout l'inverse.Aimer ne répond à aucune condition.

Gilbertilo : Quand même ...nous n'aimons pas sans raison .

Valérie:la condition et la raison ne sont pas une mm chose. Et pour ma part, dire aimer parce que ceci ou cela (ce qui motiverait une quelconque raison) n''est pas aimer. C'est un placement, un arrangement, un étayage, une forme de sécurisation. L'amour il me semble que c'est une autre paire de manches ^^

Gilbertilo:Bien sûr l'amour et la raison c'est souvent le mariage de la carpe et du lapin.J'entendais par raison une cause quelconque,car enfin ,sans même parler de coup de foudre,l'amour est induit par le désir ,un besoin viscéral inscrit dans nos gènes.Une conjonction d'éléments dont on n'a pas conscience et dont on se contrefout,tout à son euphorie,fait battre le cœur et tend les tripes .Alors s'il vous plaît ne me parlez pas de placement ,arrangement ,étayage ou sécurisation ...L'amour est éminemment fragile ,souvent fugace ...quand il ne devient pas pour certains ,pathologique!

Valérie:Je parle de ce que je veux tt comme vous :)
L amour n est pas le désir, les relations pathologiques ne sont pas l amour et ce qui prend aux tripes c est l attachement et ses racines oubliées au fond de la conscience. Ce qui vous prend au tripes est toujours le retour d un fantôme fondateur. Le reste c est pour Disney :)

Gilbertilo: Ha ha ha vous savez déformer à votre avantage les propos qui vous irritent.Pour une partie je n'en suis pas moins d'accord avec vous .Mais n'avez vous jamais ressenti cet aiguillon au creux de l'estomac ,intempestif et violent ?En ce qui concerne la pathologie ,il ne s'agissait pas de relations malsaines ,mais bien de déception toxique et incurable .Nous pourrions je crois ,l'un et l'autre discourir sur ce sujet sans que jamais nous rapprochions nos points de vue.Donc pas de danger ici qu'un ange passe .Quand au monde de Disney s'il n' a jamais ne serait-ce qu'un instant égayé mon enfance ...Ce fut peut-être par l'Apprenti sorcier..Je vous laisse à vos certitudes en vous remerciant toutefois de n'avoir pas décliné l'échange.

C A: oui, le titre aurait été en effet meilleur par "je t'aime parce que tu es libre et je désire que tu le restes, même si je t'aime" et c'est ce qui est expliqué dans le texte en fin de compte.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 08:08

La nouvelle ordonnance renvoie sans appel la précédente au rayon des accessoires inutiles .Du très populaire paracétamol(ingurgité à tire larigot par nombre d'individus pour des maux divers et variés et allègement prescrit sinon prodigué par les généralistes) hélas inopérant à la divine morphine il aura fallu cette nuit inoubliable .Cinq jours de copieuse ration,je l'espère me remettront dans mon assiette.Un semaine est passée,nous sommes le six juin.Il est midi tapante.J'entre au cabinet du Dr Z...la secrétaire est absente.Je m'installe sagement dans la salle d'attente .Mon portable sonne ...ma femme m'informe qu'elle me rejoint sans tarder.Un trimestre éprouvant pour mes proches ,les résultats déjà connus du médecin nous serons donnés dans l'heure.Sans trop attendre le pneumologue nous reçoit."Mr L'h ...les analyses effectuées sur le morceau de poumon ne révèlent aucunes cellules cancéreuses,non plus de tuberculose".

Le visage de cet homme au naturel réservé(froid diront certains,mais il en voit tellement )s'éclaire d'un sourire discret ,quand le mien s'illumine sans retenue du sourire le plus éclatant .

"J'ai voulu prendre de vos nouvelles,mais vous aviez déjà quitté la clinique".

"Oui" lui dis-je ."je désirais rentrer sans tarder".

"Pas de douleurs?"me demande t-il."si des douleurs aiguës.J'ai du appeler SOS médecins.Cinq jours de morphine".

"je vous prescris un anti inflammatoire".

Les divers documents glissés dans une enveloppe,après avoir réglé le montant de la consultation nous prenons congés le cœur léger .Il est environ treize heures .Un déjeuner au "restaurant" s'impose.Les "Quatre vents "un bar brasserie du port de commerce nous accueille.Tandis que ma femme se faisant servir une bavette à l'échalote arrosée de rouge, joue les carnassières , je craque pour une petite salade de harengs accompagnée de pommes de terre tièdes,le tout arrosé d'un gouleyant vin blanc.Ah elle est belle la fête !J'avais tant fourbi mes armes ,prêt à escalader mon "Everest"sans oxygène,mais voilà que l'adversité s'effondre et je m'écroule.Oh je ne me rétame pas,non je fais un roulé boulé , je me rétablis droit comme un I et je jouis!Comme tous ceux que leur bonne étoile a protégé de la brûlure du soleil,loin de me prosterner,je fais un bras d'honneur à toutes les affres endurées ces dernières semaines.Dans la galère, au son du tambour qui rythme les jours poisseux on se fait des promesses ...et puis libéré de l'écume des jours on s'en tape .Aujourd'hui la délivrance tant fantasmée a accouché d'une souris .Je ne suis bien sûr pas un agneau,il m'est arrivé d'être rôti ...mais pas plus .Pourtant je m'étais promis une bacchanale sans précédent si après cette batterie d'examens ,analyses et intervention chirurgicale plus inquiétants les uns que les autres,tout retombait comme un mauvais soufflet.Une fête purgative,un curetage,se vider la tête,reprendre du champ.Et puis "ballon",que dalle ,nada !La chose en elle-même était si belle,pas besoin de fioritures.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 21:46

Je ne voudrais pas souffrir ,finir comme un chien ,l'œil humide et implorant !Si je devais dans la ronde des blouses blanches vivre un enfer certes pavé de bonnes intentions ,que cesse le ballet sur le mont chauve,que l'on écourte la danse macabre,que les violons rendent l'âme ...même au supplice jamais ne serais un tantale !Trop vu de "bougies"éteintes dans les mains d'un "sorcier". Au tableau noir j'ai toujours préféré la page blanche,celle où tout peut s'écrire...Bien sûr en réaliste aigu je me suis préparé au pire,mais mon instinct de joueur, dans un océan d'incertitudes, mise sur la possibilité d'une île.Nous sommes le vingt-neuf mai.Comme tous les matins au lever,après avoir ouvert le volet roulant ,j'écarte les rideaux pour contempler mon jardin.Crevant le manteau gris,le soleil brille comme un bouton d'or.Si le vénérable pommier grisonnant de lichens est dépouillé de sa blanche parure ,l'indisciplinée passiflore par ses filaments bleus ceints de pétales blancs scintille sur la verte palissade .L'azalée rose, vieil hôte de ce jardin,au pied de l'envahissant forsythia gavé de chlorophylle, défend timidement son petit carré .Coincées entre le bien planté rhododendron, rose lui aussi et le massif d'hortensias aux touches bigarrées dignes de Signac, les graciles trémières pointent le nez chez la voisine. Les lourdes grappes de la glycine,en une cascade mauve s'écoulent sous l'appentis trop gris.Aux rosiers postés entre terrasse et pelouse,sentinelles galonnées comme des généraux mexicains réplique un audacieux framboisier ,tandis que des pivoines à l'ombre du pommier giclent le rouge sang.Plus près de la maison dans un parterre cerné de pierres moussues,un fuchsia adopté voilà deux printemps, par ses pampilles pourpres nous rend grâce .Un jasmin blanc camoufle avec élégance la cuve à fuel de mon voisin adossée au mur mitoyen .Ah... en face,de l'autre côté de la terrasse,bien protégé par un muret de pierres sèches,c'est un festival de plantes grasses,les arômes qui résistent à toutes mes tentatives d'éradication,une fougère transfuge de chez ma fille ,et des hellébores noires surnagent dans cette joyeuse luxuriance .Comment se lasser de ce tableau ?Je ne saurais dire si les visiteurs emplumés se délectent comme moi de ces parfums et couleurs,mais leurs visites participe à mon bonheur quotidien .Le geai toujours en vadrouille,les pies bagarreuses que je vis avec étonnement chasser un robuste corbeau,les pigeons indolents,et la petite escadrille de moineaux,rouges gorges,mésanges et autres bergeronnettes abonnés ou non à la pitance,tous me ravissent .Il est dix heures ,je décroche le téléphone,j'appelle SOS médecins,la douleur est trop vive .

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