27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 11:24

Consternant !J'écoute Nicolas Sarkozy...Les "nuits debout"seraient des décérébrés(ceux qui occupent la place de la République n'ont rien dans la tête .Ce sont ses mots).Eh bien non cet homme n'a pas changé !Toujours aussi arrogant .Je l'écoute débiter ses vérités simplistes.Entre les populistes ,usant du manichéisme comme de la pommade universelle guérissant tous les maux ,et lui il n'y a guère différence si ce n'est l'étiquette du flacon .Que dire de ses comparses ,l'œil allumé par la convoitise du pouvoir .Je suis partagé entre le rire et l'indignation .

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 21:16

Embarqué chez les "ouvriers du port",qu'au son de la puissante sirène qui appelait ceux que ta mère ,à l'instar de nombreux Brestois, nommait les"crabes dormeurs",tu moquais pourtant depuis ton enfance.( qu'ils fussent des crabes peut-être ...oui mais aux pinces d' or ).Il ne faut jamais dire fontaine ...et donc pour ne pas rester en rade, après avoir quitté "l'esquif"tu entrais au service de la "flotte".Tu essuyas quelques tempêtes,"matelot"il te fallut maintes fois réduire la voilure,mais baisser pavillon ... tu ne t'y résolus jamais !Et si jamais non plus tu n'aimas l'haleine des anciens, fleurie aux lourds relents du "cambusard",celle des plus modernes parfumée aux senteurs provençale,à la truculence désinhibée des "docteurs","professeurs"et autres "honoris causa",tu ne t'interdisais pas d'applaudir .Bien sûr la cyclothymie "saoulographique" t'irritait.Tu ne goûtais guère l'alcool et sans faire la chasse aux consommateurs excessifs comme les appelait la médecine, tu n'en partageais pas les festivités .Dans les années 80 après un coup de gueule intempestif,un claquage de porte,tu fus expédié à l'atelier du poste 8.Ici la densité de "suceurs de glace"aurait fait fondre la banquise aussi sûrement que le réchauffement climatique.Bon contre bon cœur, tu fis bonne fortune.Tes galons, certes gagnés au"charbon",te furent enfin donnés.Espiègle toujours,tu multipliais les blagues pas toujours appréciées.Ainsi le sifflet pour pot d'échappement que tu dégotas dans un commerce de farces et attrapes ,qui bien introduit dans cette sortie amena un jeune collègue à se faire arrêter par les gendarmes maritimes.Une remarque te fut adressée par un de ses proches,"c'est dégueulasse ce que tu as fait à Gil ...";mouais c'est bizarre comme la rétorsion est toujours mal vécue!Une autre fois dans le petit local dédié au découpage au chalumeau,mais qui nous servait le plus souvent au repli stratégique,boire un café,noircir une grille de mots croisés ou simplement papoter (débiter des conneries sur Jésus le Nazairien dont le père était charpentier aux chantiers de Penhoët),alors que tu buvais un café,un soudeur déposa sur la plaque de contreplaqué faisant office de table,une bouteille de rouge,puis s'en retourna,peut-être chercher un tire bouchon.Aussitôt tu la dérobas et la mis en lieu sûr .Tu l'entendis bougonner puis s'adressant à toi:"je sais que c'est toi" fulmina t-il.Passé un mois ,alors qu'ils étaient quatre réunis pour une collation,tu leur offris la "négresse"subtilisée dans ce même local ."Oh merci Gilbert,c'est sympa".Ha ha ha tu n'est pas un mauvais diable ,après tout ce n'était pas à toi de faire le gendarme !Bon je me laisse aller à des souvenirs pas toujours glorieux .Mais ce qui me consterne c'est l'idée d'avoir à subir les conséquences du crapahutage dans les bords insalubres.Je me revois progresser dans le vaigre(double coque)ou me faufiler dans les endroits les plus improbables des bâtiments de guerre .Demain est un autre jour:le jour de l'opération .

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 19:16

Eh coco tu aurais pu te botter les fesses .Mais comme l'avait dit nombre de profs,partisan du moindre effort tu ne te cassais pas la nénette .Souviens toi cette prof de maths à qui tu ne rendais plus que des copies vierges .Certes la vie n'est pas une équation , du moins pas pour toi qui par identités remarquables ne reconnaissais que les poètes .L'histoire-géo et surtout le français venaient bien te chatouiller les synapses,mais plus fort encore le besoin de liberté agitait ta "caboche".Lire oui,mais pas contraint,lire tout et n'importe quoi mais lire,lire.Te goinfrer de lecture,ingurgiter à te gaver pareil une oie comme si tu présageais une longue traversée du désert .Mais puisque comme te l'avais appris un étudiant de passage dans ta boîte pour emploi d'été,le célèbre Arthur Rimbaud ,à vingt ans avait tout abandonné pour l'aventure ,alors que tu occupasses désormais ton temps à bien autre chose que la lecture ne te culpabilisait plus .Ha ha ha mon pauvre garçon !Oubliées tes chimères ,l'archéologie que tu appelais de tes vœux ,les plaidoiries où tu aurais bluffé ton auditoire avec tes magistraux effets de manche, les manchettes à la une,sinon ta "patte" éditoriale dans un grand titre.La jeunesse c'est beau et c'est con .Englué dans le quotidien tu fus bientôt emporté par une passion dévorante:le jeu.Tourne le monde ...tu compulsais d'autres formats derrière lesquels tu pouvais t'illusionner .Lecteur assidu de la presse hippique tu découvris avec étonnement les savoureux éditoriaux de la"bible"du turfiste.Un peu maigre pour une indulgence ... leur lecture n'était pas une contrition mais un préalable aux péchés à venir .Compulseur infatigable, par calculs et recoupements de critères découverts par ta seule curiosité, tu traquais la pépite .Ici tu gagnes ou tu perds tout seul,pas de chaperon .Les règles sont les tiennes,tu défriches ,tu sèmes et tu moissonnes ,souvent tu glanes,parfois tu engranges ,mais quand la "loose" te colle au cul c'est toi qui est fauché .

Je ne sais de qui sont ces vers appris au collège,mais je les ai toujours en tête

---------------------------------------------------------------

L'espoir qui me remet du jour au lendemain

Essaye à gagner temps sur ma peine obstinée.

Assis sur un fagot, une pipe à la main

Assis sur un fagot, une pipe à la main,
Tristement accoudé contre une cheminée,
Les yeux fixés vers terre, et l'âme mutinée,
Je songe aux cruautés de mon sort inhumain.

L'espoir qui me remet du jour au lendemain,
Essaye à gagner temps sur ma peine obstinée,
Et me venant promettre une autre destinée,
Me fait monter plus haut qu'un Empereur Romain.

Mais à peine cette herbe est-elle mise en cendre,
Qu'en mon premier estat il me convient descendre,
Et passer mes ennuis à redire souvent :

Non, je ne trouve point beaucoup de différence
De prendre du tabac à vivre d'espérance,
Car l'un n'est que fumée, et l'autre n'est que vent.

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 20:28

Dans le doute depuis trois mois,loin d'avancer comme l'a dit le philosophe,je sasse et ressasse.Pauvre gosse fallait-il que ton caractère impétueux ,peut-être ta paresse et plus sûrement le mal qui te taraudait le ventre te conduisissent au rejet le plus violent de l'école.Lancé dès 15 ans dans le grand bain,très vite baptisé à la douche écossaise,dans cet atelier qui t'accueillit comme le prophète...Il te fallut assumer tes contradictions.A en chier 45 heures par semaine dans une boîte ou le paternalisme vivait encore de beaux jours.Le contremaître petit trapu, la cinquantaine bien sonnée,la mine sévère,accentuée encore lorsqu'il chaussait ses lunettes à monture d'acier .Aviné plus souvent qu'à son tour ce type tirait sa légitimité des échelons gravis aux côtés du fondateur de la SA .Mais encore avait-il l'excuse d'avoir été lui-même un apprenti élevé à la dure,tandis que le chef de fabrication un pédant faisant de l'ironie une illusoire suprématie .(Il prenait les apprentis pour des cons,et nous le lui rendions bien ,cette tâche).Ah il faut bien dire qu'il ne rechignait pas non plus que les autres ,hormis les arpètes,à aligner les "blondes".Chaque semaine( avec je suppose l'accord tacite du singe) , une livraison de casiers tintinnabulants entrait au magasin d'outillage .Bien sûr les conditions de travail étaient propices à l'épanouissement personnel,les doléances entendues ...et nous travaillions donc dans la joie et l'allégresse.Ah il y avait bien des difficultés, par exemple des chariots,même pas hydrauliques,mais à ressorts dynamiques ,chargés d'une tonne de tôle ,qu'il nous fallait au prix d'efforts,selon notre cher Guy(chef de fabrication)formateurs pour notre musculature,tirer sur un sol inégal .Ne nous avait-il pas lancé lors du déchargement d'une semi-remorque nous approvisionnant en socles de fontes :"cela vous fera de belles épaules ".Ha ha ha tout çà à l'heure du déjeuner.(la loi Elkhomri me ferait presque rire).Pauvres apprentis ,oui pauvres !Pauvre l'apprentissage,pauvre la rémunération,pauvre la société qui exploite sans vergogne...Ici le salaire était disaient certains avec une grinçante ironie,le "salaire de la peur";suer sang et eau pour un smic certes complémentaire pour une majorité des employés à une retraite de la marine ,mais quand même !Seuls les trois sableurs-métalliseurs travaillant me semble t-il à la tâche ,sans se faire des couilles en or ,ce qui aurait été un comble pour des "zingueurs",semblaient satisfaits de leur enveloppe mensuelle .L'atmosphère était souvent irrespirable,entre les vapeurs de zinc en fusion projeté au pistolet,les fumées de soudage ou les projections de découpage au chalumeau ,sans compter les émanations du trichloréthylène avec lequel nous dégraissions non seulement des pièces avant peinture,mais également nos "paluches" sales .Pouvions nous savoir, petites mains de l'industrie que cette saloperie nous détruisait les neurones sans compter?

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 20:12

Moi qui depuis des décennies pour diverses raisons dors à poil ai acheté un pyjama, indispensable à mon séjour, si court sera t-il,à la clinique .J'ai choisi un dépareillé,short bleu marine et sweet shirt corail imprimé sur lequel s'affiche en lettres capitales:CALIFORNIA NIGTHS.Si je me présage des nuits agitées,je doute qu'elles soient torrides .Le fantasme de l'infirmière,logé dans une case de l'occipital,ne franchira pas les limbes morphiniques.Adolescent turbulent, j'avais après une explication mouvementée à la sortie d'une boîte de nuit échoué dans des draps blancs à l'hôpital Morvan.Une doctoresse au charme débordant dans l'échancrure de sa blouse blanche,après avoir recousu la cornée blessée de mon œil droit,se penchant sur mon lit pour vérifier la suture,offrait à ma pupille gauche une vue imprenable sur ses globes parfaits .16 heures tapantes, je me présente à l'accueil au"Grand Bleu".La secrétaire m' indique le bureau des entrées juste derrière moi .Les formalités remplies,je monte au premier étage où je suis pris en charge par le personnel soignant .La chambre no 186 , individuelle,aux soins intensifs(calme et volupté),sera mon espace post opératoire.Je pose mon sac,range mes vêtements et affaires de toilette puis je troque mes jean et T shirt pour une chemise médicale nouée dans le dos .Une pesée indique 85 kgs .Je suis dubitatif et fais part à l'infirmière qui me concède la non fiabilité de l'instrument .Ouf 2 kgs pris en un mois çà faisait peur .Une de ses consœurs prend ma tension tandis que j' énumère à la première les différents médicaments dont est fait mon traitement quotidien.Un infirmier me rase gratis, d'abord l'aisselle puis l'abdomen et le pectoral droit.Ah ma belle toison ,de quoi aurai-je l'air cet été sur la plage !Bon nécessité fait loi .Tout ce petit monde s'éclipse poliment :"Au revoir monsieur" ."Oui au revoir" leur dis-je en retour .Quelques instants plus tard on frappe à la porte .Une belle femme gracile à la chevelure blonde abondante et bouclée apparaît une mallette à la main .Présentation faite,Bas de contention obligent,elle prend les mesures de mes jambes,disparaît momentanément puis revient avec le matériel adéquat ."Voulez-vous que je vous aide"me propose t-elle."Oui s'il vous plaît merci".Elle enroule puis déroule avec dextérité les bas qui aussitôt me compressent les mollets .Je la remercie .Elle prend congé . Formule de politesse.Quand j'accueille la jolie métisse qui m'annonce être la nutritionniste rattachée au service,je me dis :"il y a du monde dans le défilé".Elle me questionne sur mon régime alimentaire habituel ."Il vous faudra des protéines pour une cicatrisation rapide".Le dîner est à la hauteur de mes espérances,digne d'un trois étoiles.Bon je ne suis pas ici en villégiature avec gastronomie à la carte.Ne parlons pas de saveurs ,seuls comptent les nutriments,pas de mélange des genres.J'ai du somnoler ..."Bonsoir,je suis l'infirmière de nuit".J'entrouvre un œil .Encore un joli minois ."Je vous donne un décontractant pour la nuit".

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 17:13

La consultation d'anesthésie est très bien fréquentée.Je trouve là Michel un collègue DCNS et coïncidence un autre type dont j'ai fait la connaissance à une fête l'année dernière et pas revu depuis .L'arsenal est certes une grande famille,mais que le monde est petit, d'autant plus que les mêmes causes produisent inévitablement les mêmes effets.La salle d'attente est pleine comme un œuf.Il y a là une espèce de poule blonde qui caquette,les cordes vocales désaccordées par la nicotine,un septuagénaire pas mieux loti niveau tessiture,mais heureusement moins volubile ,les autres plus sages semblent affectionner la messe basse .La blonde m'informe qu'il faut s'annoncer à la secrétaire.Bref passage,décliner son identité, signer quelques documents,retour dans le bocal surchauffé.On a pas passé 40 ans dans une boîte sans y avoir peut-être malgré soi pris quelque chose.Aussi m'enquiers-je auprès de Michel de l'actualité .Chacun selon ses objectifs y verra un progrès ou une hérésie."Bof tout part en c...C'est de plus en plus tendu ".Son poste comme tant d'autres est dans l'œil du cyclone.La force centrifuge déjà initiée par l'ancien PDG a pris de la vitesse et le point de rupture semble atteint pour toutes les activités satellitaires .Le recentrage sur le cœur de métier ne permet aucune bavure,tout doit être clair net et précis et tant pis si dans ce tourbillon quelques bipèdes réfractaires giclent dans le cosmos.IL va me dit-il se faire opérer des varices,lorsque le médecin l'appelle .Mon tour vient sans que j'ai eu trop à attendre .Décidément la jeunesse ici (le Grand Bleu)a prit le pouvoir .Le médecin anesthésiste qui m'accueille ferait au cinéma figure de jeune premier ."Mr L'h... bonjour ,Dr Pietri "se présente t-il .Je lui rends la politesse .Il m'invite à m'asseoir .J'ai le droit au questionnaire habituel.Puis nous échangeons sur la pathologie soupçonnée.Je lui fais la liste des différents examens qui n'ont rien révélé.Il me rassure vivement :"Ah mais on n'y voit jamais rien.On peut faire mille radios des poumons à mille personnes sans rien déceler"."La fibro elle non plus n'est pas fiable"?lui dis-je.La réponse est la même .Wouahou !Me voilà rasséréné .C'est quand même chouette le progrès,l'imagerie médicale,le nec plus ultra,surtout ultra onéreux .Mais bon tant que la vache a du lait ...Tant pis...IL n'y a qu'à traire.Après lui avoir donné ma taille ,mon poids et mon âge ,je le vois tapoter sur son smartphone."Le taux de mortalité est de 1,98%" me lance t-il .Ah il y a eu de l'inflation depuis mon passage chez le chirurgien .Un formulaire à signer.Je saisis un stylo sur le bureau et je laisse ma griffe .Oh !"Excusez moi j'ai signé en rouge"lui fais-je remarquer."Ce n'est pas grave ce sont les couleurs de mon "pays".La feuille il est vrai est jaune pâle et l'encre rouge,mais je me suis trompé ."Je suis de Perpignan" me dit-il.Bon un Occitan en Bretagne à Brest de surcroît ,ce n'est pas une surprise .Notre terre est accueillante par nature,mais il est une autre raison,notre faculté de médecine a une certaine réputation.Et bien des gloires(soyons un peu chauvins)comme Irène Frachon,qui font honneur à leur engagement.

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 15:10

AU "Grand bleu"mon entretien préalable à l'intervention salvatrice est prévu à quinze heures.Je me présente au secrétariat du docteur S...une charmante dame après avoir pris mon identité et vérifié ma date de naissance m'invite à patienter en salle d'attente .Surprise...le chirurgien m'appelle dans le quart d'heure suivant.Sa relative jeunesse me surprend,son look aussi:une barbe de trois jours et des lunettes à double foyer(si je ne me trompe pas).Nous voilà face à face ,le jeu des questions réponses réciproques peut commencer .D'abord si je peux me permettre ,un état des lieux .Ce qui m'amène à solliciter son expertise:joignant le geste à la parole je lui tends les images et le compte rendu des différents scanners ."Suspicion de cancer "lui dis-je .Il examine ,il me semble dubitatif ."Les contours sont imprécis,un peu éclatés"dit-il .Ses paroles me donnent de l'espoir .Viennent les cases à cocher obligatoirement ."Avez-vous déjà été opéré,êtes-vous allergique à un quelconque produit" etc...Présumant, sinon de dangers, du moins de désagréments éventuels,il m'informe sans détour ."Le risque le plus important reste la pneumonie et une hémorragie n'est pas à exclure"."vous avez déjà été transfusé"?Je ne saurais le dire."Vous n'êtes pas contre"?Pourquoi le serais-je ...les "Jéovahs ne m'ont jamais ni convaincu,ni converti!La pneumonie ...je lui relate brièvement;le poumon droit complètement opaque et les sifflements qui alarmèrent ma femme lors de mon séjour aux soins intensifs dans une clinique voisine il y a maintenant 28 ans .Une très longue opération de l'estomac (gastrectomie des trois quarts)certes réussie,mais qui aurait pu me laisser sur le carreau par infection pernicieuse .Il me décrit sommairement le geste technique;ablation totale ou partielle du lobe inférieur droit, selon l'état,suppression des ganglions et agrafage de la bronche .Ah j'oubliais ,une dernière complication et pas des moindres,la torsion du poumon qui impliquerait une nouvelle intervention .Gonflé à bloc, je donne mon accord pour une conclusion dans les plus brefs délais .Une date est donc arrêtée ,ce sera le 19 mai .Hospitalisation le 18 à 16 heures ,sur le billard le lendemain à 10h.Clair net et précis .Une poignée de mains.Je repasse au secrétariat pour règlement de l'acte.Comme dirait un certain Bernard :"faire chauffer la carte bleue"!L'assistante du médecin me propose un protocole avec le HIA (hôpital d'instruction des armées),une grande enquête sur les pathologies thoraciques ,exposition à l'amiante et les interventions inhérentes .J'accepte sans réticence.Elle transmet mes coordonnées par téléphone .Je serai contacté dans les jours suivants.Encore un jalon posé pour une démarche positive .Je quitte ce monde parallèle,la vie est là,le ciel est bleu ,le soleil brille et les filles sont jolies .Quelques hectomètres ,un arrêt de bus.Plusieurs lignes sont desservies,j'aviserai selon la destination...tous les chemins mènent à Rome .

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 20:49

Même à battre la chamade jamais mon cœur ne battit aussi fort qu'aujourd'hui, poussé à l'emballement pour déterminer, sa capacité à juguler le stress,et sa résilience .L'assistante du spécialiste s'enquiert de mon état!"çà va monsieur vous supportez bien"?"Pas de problème merci".Je suis heureux d'apprendre de la bouche même du cardiologue que mon ventricule gauche sera un allié fidèle et indéfectible lors de la dissection puis de la réparation précises des organes thoraciques .Et c'est si j'ose dire le cœur plus léger,mais chargé d'un élément supplémentaire à ajouter au dossier déjà bien épais que je quitte la clinique du "Levant".Nous sommes mercredi et le marathon est loin d'être fini .Demain je dois rencontrer le chirurgien .

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 17:57

Je ne vais pas cracher dans la soupe.La solidarité qui pour encore régit la protection sociale me finance des soins de qualité.Et je pense à cet avenir plus ou moins proche,hélas souhaité par une partie de la population pour moitié naïve,et espéré par les libéraux, où les assurances privées s'empareront de la manne financière.Malheur non seulement aux pauvres,mais aussi à tous ceux que la santé chancelante conduit dans les blocs opératoires.L'avènement des questionnaires médicaux ,si ce n'est l'inquisition dans les régimes alimentaires et la gestion drastique des assurés comme on dirige une exploitation d'élevage agricole!L'argent devra engendrer des dividendes pour les actionnaires ,or quand on sait les déboires de milliers ,sinon de millions de salariés,nourris dans les entreprises à cette calamiteuse assiette !Va t-on, comme cet anglais victime d'un cancer du poumon qui faute de prise en charge par la dite nation, crever seul dans la souffrance ?L'égoïsme pousse parfois à l'inconscience.Mais bon dieu les cimetières sont non seulement habités par des indispensables,mais bien des "immortels"y partagent leurs feues certitudes .Prenons en acte .Vive le doute,non pas celui qui ruine,mais celui qui construit .

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 11:25

La tête de la pharmacienne m'est devenue familière,elle prend ma carte vitale (Vitale ...oh que oui)et mon ordonnance.Sur le clavier de son PC elle tape les coordonnées du gisement de produit et quelques instants plus tard la commande est satisfaite .Avec un large sourire elle m'informe :"çà se conserve à température ambiante"."D'accord" lui dis-je répondant à son sourire .Merci,au revoir". Ce produit est un stimulateur cardiaque provocant une tachycardie temporaire .Si je n'avais moi-même envisagé un check-up ,me voilà examiné quasiment sous toutes les coutures .Et il me faudrait peut-être moi aussi sonder les cœurs et les reins de tous ces donneurs d'ordres, aussi parfois de leçons que sont ces mandarins et autres satellites de la santé publique .Hippocrate, l'illustre,le vénéré veille t-il à ce que nulle accointance n'assombrisse le serment?Quant au caducée lui-même symbole ambigu qui terrasse ou qui guérit ,selon comme la lorgnette qu'on le prenne par le gros ou le petit bout,faut-il lui accorder une confiance aveugle ?Beaucoup d'entre nous se sont interrogés sur le bien fondé de telles ou telles pratiques médicales et l'effet casino qu'elles peuvent engendrer pour des praticiens peu scrupuleux .Devant le nombre croissant d'hypocondriaques la relation sincère aurait tendance à devenir tendancieuse ...Ah pauvre sécu !

Repost 0
Published by gilbertilo
commenter cet article

Présentation

  • : Zef et Yannick ,le blog de gilbertilo ,Brest
  • Zef et Yannick ,le blog de gilbertilo ,Brest
  • : le serpent qui se mord la queue.actualité, poésie,tranche de vie,humour,et sarcasmes
  • Contact

Recherche

Mamalilou