14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:44

 Nous voilà dans le trou.Il fallait bien que çà arrive depuis le temps que nous roulions notre bosse.Nous aurions pu comme tous ces touristes à l'horizontal n'avoir qu'une courte vue sur le front de mer, pour seule stance que la lèche des vagues sur nos pieds nus.Ne connaître de révolution que celle inlassable du soleil brunissant d'orgueil quelque star de la gonflette et autre cougar en mal d'aventure sur les plages du sud.Moi ce que j'aime ce sont les vagues( hercyniennes aussi),l'écume, pour tout dire le mouvement et le rythme.Oh le farniente ne m'est pas inconnu,mais il me tient particulièrement à coeur de sillonner pour ne pas dire labourer cette terre où pour moitié mes petits enfants ont leurs racines.Il faut que je m'imprègne

sans ingurgiter ce que l'on pourrait me donner à voir et à penser. 

 

Mon élue craignant des haut-le-coeur,le passage du petit pont suspendu coupant la gorge devenait une impasse,une boucle de plus à notre cavale échevelée s'insinua donc sur la corniche opposée après avoir en aval enjambé le torrent .Aux bouches du canyon,où débridé l'Osum balance ses eaux bleues sur la muraille grise,fourbu,criblé de piqûres,fondant sous le soleil de plomb,tandis que Maritzajez à l'ombre d'un chêne séculaire,de quelques pages avançait le cours irrégulier de sa dernière lecture,j'avais coulé mon corps dans le courant glacé.La jeunesse dorée, rate dilatée se jetait au bouillon,aussi remontais-je de quelques brasses et je fus tout surpris sous la violence des flots giratoires,  plaqué à la paroi,de boire la tasse.Ainsi cette veine bleue que j'avais,avant le déjeûner,du haut de la falaise,jugée fluette,nonchalante et presqu'indigne  poussait maintenant mes pulsations à un débit majeur!Taper du pied, me frayer tel le saumon dans les galets glissants un chemin salutaire.Illusoire remontée, sur ce tapis roulant je m'agrippai à la première pierre et je flottai comme un drapeau mouillé .Mais quelle séance de balnéo!Fouettés les sangs!Au sortir du bain manquant me rétamer je ne m'en fis pas mousser. 

 

 

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Published by gilbertilo - dans objets perdus
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commentaires

Punch-frappé 15/10/2013 00:35

Quelle poésie épique d'un bain bien rincé, très trempé et assurément sportif !

gilbertilo 15/10/2013 18:39



La chaleur est telle que le moindre trou d'eau satisfait le besoin de fraîcheur.



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