12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:54

C'est dimanche,je me lève tot ,pour une fois, douche etc...........Je tape ;Le Pouldu sur mon clavier,avec une idée en tete,Gauguin.Le musée Marie Henry.La buvette de la plage,une maison accueillante,pour les peintres transfuges de Pont-Aven.Je tiens "ma journée".Ma culture picturale se résume à pas grand-chose.Mais ma curiosité me pousse à ne pas mourir idiot.Entrons donc dans cet endroit magique,un incubateur à l'époque.Des peintres bouillonnants et évadés du champ des impressionnistes,je ne connais que Gauguin.Deux charmantes hotesses nous accueillent.En route pour l'aventure.Paul Sérusier,oui ,j"en ai déjà entendu parlé,Charles Filiger,Henry Moret,Meijer deHaan,je découvre.Apparemment une bande de joyeux fetards(apparemment)De l'alcool ,de la musique et une femme,Marie.La petite bretonne émancipée à Paris.Que fait-elle

dans ce trou (poull ,du ,en breton,mare noire)?Elle tient un café,loin du tumulte,un cocon,un éclosoir,pour ces aventuriers de l'art,souvent fragiles.ILs en font un univers à leur image,illuminé,presque une nouvelle chapelle,une nouvelle religion ,tant la communion semble absolue.Des hallucinations non, une magie créatrice.Je les vois sillonnant la campagne,la palette endiablée.La lumière extraordinaire au couchant les aurait-elle envoutés.ILs mitraillent alentour, de leur vision transcendée.La vie simple des paysans,le labeur des goemoniers,et le mysticisme omniprésent.Betes curieuses,on les regarde un peu en coin

leurs couleurs dérangent,leurs personnalités intriguent,Paul les impressionnait parait-il.Mais marie à choisi Meijer,le plus humble d'entre eux,il aime la mer ,les vagues tortueuses, comme les ressorts de son ame(son corps l'est tout autant).En ce sens, elle leur ressemble,refusant la ligne tracée,expropriation des vielles idées,des conventions.Elle parle français dans un "pays "étreint par la bretonnité,donc un certain regard pèse sur elle.Femme d'une beauté à couper le souffle,lui petit et bossu,le couple improbable donnera naissance à"ILDA".Quel souffle aussi dans ce tableau ,Marie et son enfant .Toute la douleur de l'homme transfigurée par l'artiste amoureux.La charnière, de l'ombre à la lumière,d'une vie austère à la félicité.

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Published by gilbertilo - dans objets perdus
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