6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 19:22

 

Face à la mer,sur ce banc ,l'horizon t'accapare.

Tu ne vois pas ,perdue dans tes pensées,

A tes pieds, dans la vague le nageur imprudent .

Pour un reflet la-bas ...il s'est jeté à l'eau.

Sur un rayon de lune, comme des indulgences,

Pour que tu lui pardonnes, il aligne les mots.

Féal désormais d'une nouvelle engeance

Titubant, saoul de vers,il redoute le vent .

Mais ses yeux bleus pourtant par tes prunelles moires,

De ton vague à l'âme sondent les orbes noirs.

Il sent bien qu'au fond la ligne bleue déroge...

Le sentier lumineux trop souvent t'interroge,

Quand à ces heures sombres au soleil de plomb,

La terre,le ciel et puis la sainte église,

Tu rêvais de "marelle" en ta cellule grise,

A l'encre ou à la craie,résister aux démons

Qui brisaient à l'école les crayons de couleur.

Et la mer roulait ,mécanique inusable,

Noyant dans le tambour  d'étonnants voyageurs,

Le visage bleui de liberté coupable.

 

Ô fille de la lune en ton plateau d'argent,

Femme libre ,jaillie des serres du géant

Tu fus conquise alors, à l'œil et à la plume

Du cacique émergeant ce jour,de l'écume.

En besoin d'hellébore,vos cœurs et vos corps,

Selon un vieil adage,tel des cerfs-volants

Affamés de plein air ,reprenaient en accord

La voltige des fous près des amers blancs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 1
Published by gilbertilo
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Zef et Yannick ,le blog de gilbertilo ,Brest
  • Zef et Yannick ,le blog de gilbertilo ,Brest
  • : le serpent qui se mord la queue.actualité, poésie,tranche de vie,humour,et sarcasmes
  • Contact

Recherche

Mamalilou