12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 14:06

Nous nous serrons la main(on ne se refait pas, j'ai profondément ancré dans mon cerveau les principes d'éducation parfois cinglants de ma mère qui elle même les avait reçus de sa grand'mère,tutrice légale,mais avec une pointe d'humour ne disait-elle pas :"sois gentil envers ceux qui t'emmerdent".Un conseil sinon une consigne que j'ai toujours eu à cœur de mettre en application avec un sourire qu'un prof(encore un ) avait qualifié de narquois).Je le suis dans son bureau.Le face à face peut commencer .En préambule je lui balance ce que j'ai sur le cœur depuis mon départ mouvementé.Il ne semble guère enclin à écouter .Pour lui je suis un bébé encombrant qu'on lui a refilé.Alors que celui-ci se mette à régurgiter le trop plein de haine,l'insupporte visiblement .De l'administratif !Rien que de l'administratif!Il téléphonera à l'officier de sécurité au sujet de l'accès aux bâtiments.Pour le reste il lui tarde de me conduire à mon nouveau poste de travail.Exécuteur des basses œuvres il a la rondeur et la dureté d'un galet .Il roule pour lui !Nous faisons un crochet par les vestiaires ou je suis sensé retrouver mes affaires .Ha ha ha c'est à rire !Mon casier à été vidé.Quel pestiféré occupait donc cette place que l'on ait eu cette rage à effacer toute trace de son passage ?Cela traduit bien l'état d'esprit impulsé pas les cadres dirigeants.Combien de temps nos statuts résisteront-ils ?Deux mille quatorze me semblait déjà une date butoir .Sans doute sommes nous encore trop nombreux pour que l'abrogation tombe .Notre sort est régulièrement évoqué avec une certaine irritation tant à la cour des comptes qui souligne les emplois satellitaires non indispensables aux métiers purs, qu'au palais Bourbon ou bien des ministres et députés (pourtant jaloux de leurs émoluments)nous disent privilégiés.Sans parler des cadres de droit privé qui depuis deux mille treize président aux destinées de notre turbulent établissement dont -ils viendraient arracher les "oripeaux".L'ancien et le nouveau monde se télescopent ,et c'est au restaurant que le contraste est le plus saisissant .L'arsenal était en effet le berceau d'une certaine "aristocratie ouvrière";les bonnes manières,une jolie formulation dans la politesse,une galanterie indispensable ,bref un savoir vivre qui aujourd'hui tranche fortement avec cette goujaterie assumée par les "winners"fraîchement débarqués .La trêve conviviale qu'est le déjeuner n'empêche pas les sonneries de portables et le blabla des impénitents.Encore s'installent-ils à votre table (certes c'est un self ,mais quand même)sans permission,sans le petit bonjour, nécessaire passeport .

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