28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:39

Finira t-elle comme la belle Otéro,flétrie,indigente et revêche,drapée dans la dépouille d'un glorieux passé qu'elle refusait de quitter.Sa plastique en celluloid à peine expansée est désormais hors ligne et son égo blessé surligne avec effroi ses courbes devenues généreuses.Bien sûr elle n'est plus cette figure libre évoluant à grand compas dans les cercles dorés de la ville éternelle,quand le boa logé comme ses illusions sur ses épaules nues,nez au vent, mine fière elle toisait le parterre.La houle de ses hanches puis le grain de sa peau,les mains qui font escale,se saouler de caresses et l'écume des jours dans les bras d'un gogo.Elle se souvient de tout et souffre la torture.Le strass ,les paillettes de son île au trésor se sont fait la malle!Sans doute fut-elle abreuvée ,repue de superlatifs ,mais la mode, cruelle, plume l'alouette.(mannequin ta vie ne tient qu'à une ligne,tu n'es qu'une silhouette.Petit soldat de la haute couture tu dois marcher au pas)Son agenda n'est plus qu'une peau de chagrin,depuis que ses hormones jadis garantes de son insolente beauté sont devenues ennemies intestines.Finis les raouts,passés les vernissages ou l'icône posait.Désormais ses réseaux sont sociaux,le vulgaire "go fast" a chassé l'irremplaçable faste.Elle se gargarise pourtant ,derrière chaque tableau,derrière chaque scène,mais cela est poison à son corps défendant.La nostalgie sclérose en plaques indélébiles les étoiles filantes aux nerfs trop fragiles.

Bah!Chasser les idées noires me fut toujours une réaction épidermique,aussi un soir ai-je fermé le théâtre de pantomime."Assez!Tu vénères Baudelaire et cites Coelho !Tu n'aimes pas le vrai,tu n'aimes que le beau!Ton élitisme?Une nouvelle parure,plus brillant que tenace.Mais pour l'amour de l'art,si toujours dieu vivant à tes yeux trouve grâce,que le don comme seule signature en ce lieu tienne place!

Rome fut ton berceau de grandeur et de gloire,

Tu exhibais ta peau ,valeur dérisoire,

Quand il fallait de l'os à tes amis très chers,

Car ta chair et ta peau t'ont menée aux enfers.

ILs t'avaient dit :"grandis"et tu t'es dilatée!

Tu le savais pourtant jeune Baudelairienne,

Proches sont le capitole et la Roche Tarpéienne.

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